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Quelques réflexions à la suite de l'Art et Sciences Bleus 2019.

(par François Tilquin enseignant retraité de Sciences de la vie de la Terre)

La méthode scientifique est d'après moi, le meilleur moyen d'accéder à la compréhension du monde car elle intègre également sa propre incertitude, son auto-critique, avec le calcul d'erreur, les probabilités et toutes les précautions nécessaires à l'approche de cette compréhension.
Le scientifique livre son travail en pâture à toutes les critiques... Combien d'obscurantistes cherchent à étouffer la critique ?
Critiquez les sciences, critiquez les expériences, s'il vous plait ! Ne voyez-vous pas que si elles résistent aux assauts, elle en seront plus fortes, et si elles tombent c'est qu'elles ne valent pas mieux ?

Toutes ces expériences simples, et ces modèles analogiques... (qui ne sont pas des Jamy-
maquettes ou des shows-télévisés-preuves-de-vérité-où-le-journaliste-est-la-vedette), sont destinés à montrer des phénomènes réels, en restant bien entendu totalement conscient que ce ne sont que des modélisations qui tentent d'approcher la réalité.

Le visiteur doit faire un effort de transposition dans le réel, et il m'a semblé, tout au long de cette manifestation, qu'il était prêt à le faire, tout en restant libre de sa pensée critique.

La connaissance ne va pas, selon moi, sans la modestie, l'honnêteté, le temps et le désintéressement, valeurs qui font défaut dans notre société où la «communication», mot pudique pour dire «manipulation» cherche souvent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes !
Rabelais a dit que «Science sans conscience n'est que ruine de l'âme», mais que dire de celui qui nie la connaissance au profit de la seule croyance, qui est souvent la sienne ?

C'est une vision personnelle bien entendu, qui peut et doit être discutée !.