Expériences Flotte-coule et les menaces qui pèsent sur les océans


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Expériences Flotte-coule et les menaces qui pèsent sur les océans

     on propose à des visiteurs, souvent jeunes de prédire si l'objet qu'il tiennent dans la main, flotte ou coule : ce sont des objets tels que du bois, un fil de fer, de la pâte à modeler, des bouchons en plastiques et tout autre objet du quotidien. Très vite le sujet s'aperçoit que la flottabilité ne dépend pas de la taille ni du poids, mais de la matière, et de la possibilité de retenir de l'air. La notion de masse volumique, ou de densité est assez difficile à faire passer à de jeunes enfants mais il est possible de s'en approcher avec les notions suivantes : la question est alors de savoir si l'eau coule ou si l'eau flotte et ce qui se passe lorsque l'on met de l'eau dans l'eau.

     On donne alors aux enfants de l'eau colorée en rouge dans un petit pot qu'ils n'ont pas le droit de toucher et qu'il vont verser dans de l'eau à température ambiante délicatement avec un compte goutte qu'ils immergeront à moitié. Ils s'aperçoivent que l'eau en question flotte, et que la question précédente qui les a interpellé n'était pas dénuée de fondement.

     Ils ont ensuite de l'eau qui va couler, d'une couleur bleue.

     Après avoir admiré de bas en haut le drapeau Français, l'expérience du Gulf stream consiste à mettre dans un aquarium un point chaud et un point froid dans des petits récipients, et à déposer devant ces récipients un colorant rouge et un colorant bleu.

     Instantanément la circulation horizontale s'effectue et le " pôle " est colonisé par de l'eau chaude " équatoriale " en surface, et l'eau froide va vers le sud, en retour, mais au fond. Il faut alors évoquer la colonisation par les eaux douces en provenance de l'arctique qui fond, des eaux de surfaces normalement envahies par les eaux chaudes, et il devient aisé de comprendre que cette barrière d'eau douce moins dense, fait plonger le Gulf stream plus tôt que prévu, c'est à dire plus au sud que nous, ce qui risque de nous faire perdre le bénéfice de sa température douce, et nous plonger dans les même hiver qu'à Toronto (-25 en hiver) .

     Un fois les choses acquises, la cause du réchauffement est illustrée par l'expérience très simple de l'effet de serre où un thermomètre est placé sous un récipient transparent, tandis que l'autre est en dehors et les deux sont chauffés également par une lampe. On constate l'augmentation de température supérieure sous le récipient.

     L'expérience de chauffage d'un récipient rempli d'eau communiquant avec l'extérieur par un simple tube dont on voit le niveau monté suffit à conclure que l'eau gonfle lorsqu'elle est chauffée, ce qui explique qu'elle flotte comme dans l'expérience précédente, et que le réchauffement climatique provoque le " débordement " des océans.

     En parlant de débordement, il est intéressant de faire l'expérience de glace de Terre et glace de mer, en mettant des glaçons dans de l'eau et de constater que leur fonte ne fait pas monter le niveau de l'eau alors que la fonte de la glace de Terre se traduit par un afflux d'eau dans les océans par les fleuves ou les icebergs qui se détachent et qu'ils font bien monter le niveau des océans. Cependant cet effet est négligeable par rapport au gonflement des océans avec la chaleur.

     La mesure du réchauffement d'un tube noir par rapport à un tube blanc permet d'évoquer le problème de la diminution de l'albédo de la Terre, c'est à dire de son pouvoir réfléchissant en raison de la disparition des glaces et des neiges, et du dépôts des particules de pollution qui sur les glaces. Ce réchauffement dû à l' " effet corps noir " se rajoute à l'effet de serre.

     Enfin la mesure du pH de l'eau dans laquelle on souffle permet de constater que le CO2 est bien un gaz responsable de l'acidification des océans ce qui est préjudiciable à tous les animaux qui construisent une coquille ou un squelette calcaire.