La plongée dans l’Antiquité

 

Il est admis que les plongeurs professionnels existaient déjà au IXème siècle avant Jésus Christ. Ils pouvaient descendre jusqu’à 30 m pour remonter des éponges, des coraux et des perles, les bras chargés de pierres pour la descente avec une vessie de porc remplie d’air sur la tête.

 

Végèce auteur du IVème siècle  dans

De re militari : cagoule en cuir prolongée par un tuyau

 

 

 

 

Alexandre le Grand en 325 avant JC descend au fond des mers dans un tonneau de verre et de métal: le Colympha.

 

Les cloches à plongée, tonneaux, réservoirs XVIIe et XVIIIe siècle

 



Le physicien italien BORELLI dessine en 1680 un sac de cuir gonflé d'air, un peu comme un poumon artificiel, que les travailleurs sous-marins utilisent comme recycleur.

Il pensait aussi qu'on pouvait purifier l'air en le faisant passer dans un tube de cuivre refroidi par de l'eau de mer, les impuretés devaient se condenser et on obtenait ainsi de l'air frais… Borelli invente aussi un chausson palmé.

 

Cloche de Halley fin XVII e siècle. Avec Denis Papin, Halley perfectionne la cloche. Le plongeur peut se déplacer de quelques mètres.


Cagoule de Cuir de Diego Ufano XVII siècle

Tonneau de John Lethbridge 1715

Il le nomme le « travailleur sous-marin »,

 sorte de tonneau étanche percé d’un hublot

 

 

Les premiers scaphandres du XVIIIe siècle

 

 

Le scaphandre du Chevalier de Beauve 1715

.

La machine Hydrostatergatique de Fréminet 1773: un casque de cuivre percé d’un hublot et habit de cuir relativement étanche relié au casque par une collerette.

(Reconstitution de L.Pesce, La navigation sous-marine Paris 1906)

L’air de la réserve est pressurisé par un soufflet et un ressort. Il plonge à 5 m dans la Seine pendant 32 minutes.

 

 

 

 

L’inventeur du mot Scaphandre est l’abbé de La Chapelle en 1775 pour baptiser son invention : une brassière de sauvetage en toile et liège.

(Scaphos=barque andros=homme)

 

 

 

www.scaphandrier.ch - Les précurseurs - Klingert

Le scaphandre de Klingert 1797

L’allemand Karl-Henrich Klingert .
Un premier projet conserve le lien avec la surface pour l’alimentation en air par des tuyaux.
Un second projet montre un plongeur debout sur la plateforme d’un monstrueux réservoir en bois contenant 58 "pieds cubes" d’air comprimé pour atteindre de plus grandes profondeurs et assurer des plongées de deux heures.

Le scaphandrier actionnait une manivelle pouvant faire monter ou descendre un réservoir lourdement lesté. Un système d’engrenages diminuait ou augmentait le volume du réservoir en actionnant un piston. Lorsque le piston remontait, il diminuait le volume et la machine s’immergeait.

 

Les premiers scaphandres opérationnels

 

 

Résultat de recherche d'images pour "scaphandre Siebe"

En 1837, Auguste Siebe met au point le premier scaphandre totalement étanche combinant un casque rigide avec un vêtement intégral imperméable et relié à une pompe d'air en surface.

Il avait ainsi transformé son invention d'une pompe à eau  dont il avait déposé le brevet en 1828

 

Scaphandre de Joseph-Martin Cabirol 1860

 

Il a inventé un habit en caoutchouc pour le scaphandrier et un scaphandre à casque alimenté en air par une pompe en surface.

Un bagnard de Toulon descend à 40 mètres.

En 1857 il fournit la Marine Nationale.

Son concurrent moins bon vendeur était Siebe.

 


Appareil respiratoire de Rouquayrol et Denayrouse 1864

 

Benoît Rouquayrol et Auguste Denayrouze

ont inventé le premier détendeur

pour distribuer de l'air sous pression au scaphandrier.

Puis ils ont mis au point un réservoir d'air comprimé pour le scaphandrier qui devient autonome pour la première fois en 1865.

C’est le premier appareil avec détenteur à la demande et réservoir d’air comprimé.
Il sera proposé la même année à la Marine Impériale française par le lieutenant de vaisseau

Auguste Denayrouze.

Une étroite collaboration entre les deux hommes s'ensuivra. Il est à noter que ces derniers ont bénéficié de l'expérience de Joseph-Martin Cabirol.

 

 

Les caissons photo et la première image sub-aquatique de Louis Boutan

 

A diagram showing how underwater photographs could be taken using magnesium light © Bibliothèque Nationale de France, Département des Estampes et de la Photographie

 

One of the first underwater shots, Louis Boutan. © Wikimedia Commons

première photo sub-aquatique

Système d’éclairage


 

Les recycleurs et scaphandres rigides

 

www.scaphandrier.ch - Les précurseurs - Fleuss

A l’origine, les recycleurs étaient destinés à sauver les mineurs dans les décombres des mines soufflées par des coups de grisou ou des éboulements.

En 1808, Pierre-Marie Touboulic invente l'"Ichtiosandre", un appareil d'une nouvelle conception qui offre au plongeur sa liberté d'action en supprimant le tuyau d'air et en renouvelant l'air par un procédé chimique. Il est le créateur de la plongée à l'oxygène.

En 1849, Pierre-Amable-Hector de Saint-Simon-Sicard modifie son appareil en créant le "photo-chimico-sauveur":

c’est un équipement autonome à oxygène.

Le plongeur prélève d’un récipient, au moyen d’un robinet, de l’oxygène pour sa respiration et le gaz carbonique rejeté est épuré pour ne pas l’intoxiquer. L’appareil est très simple.

 

Le premier recycleur opérationnel, inventé à des fins subaquatiques date de 1878 et on le doit à Henry Fleuss.

Son invention lui permit de faire une immersion de plus d’une heure à 6 mètres de profondeur.

Mannequin équipé du recycleur Draeger DM20.

 

En 1915, la firme Draeger met en service un équipement pour scaphandrier très innovant.

Le scaphandrier est autonome pour respirer, en effet l'appareil dorsal comporte deux bouteilles d'oxygène de même volume qui sont chargées à la pression de 200 bars. L’oxygène passe par un manodétendeur et un injecteur qui vont permettre une circulation d’air dans le casque, et refouler l'air vicié dans une cartouche de soude qui absorbe le gaz carbonique. A la sortie de la cartouche, l'air se recharge en oxygène.

Ce mélange gazeux est calculé pour travailler à une profondeur maximale de 20 mètres.

Dans l’appareil ventral, il a deux petites bouteilles d'air comprimé par sécurité.

Scaphandre rigide Neufeldt und Kuhnke modèle 1 : 1917

Scaphandre rigide Neufeldt und Kuhnke modèle2 : 1923

Scaphandre rigide Neufeldt und Kuhnke modèle 3 : 1930

 

Le plongeur en scaphandre rigide est constamment maintenu à la pression atmosphérique,

mais il est très peu mobile.

 

Les années 1920

 

Louis Marie de Corlieu, capitaine de corvette, propose les premières palmes en caoutchouc ainsi que des gants palmés dans les mêmes matériaux pour augmenter la force propulsive du plongeur. Les palmes sont donc une invention française appelée les « propulseurs de natation et

de sauvetage »

 

1926  Yves Le Prieur et Maurice Fernez composent l’appareil respiratoire autonome constitué d’un détendeur, d’une bouteille d’air comprimé pour gonfler les pneus de voiture, de lunettes sous-marines et de palmes de Corlieu.

Le plongeur ne marche plus sur le fond, mais nage en pleine eau.

JEAN PAINLEVÉ Sous-L'eau Magasine Voila 1935

Jean Painlevé : réalisateur, biologiste pionnier du film sous-marin

1927 : La pieuvre

1927 : Les oursins,

1928 Spirographe,

1933 l’Hippocampe

1935 : if fonde le club des Sous-l’eau avec le commandant Yves Le Prieur

 

 

 

Les années 1930

 

 



 

 

 

En 1937, Georges COMMEINHES , ingénieur marseillais, met au point un appareil respiratoire à circuit ouvert et à débit d’air à la demande. Il réalise le « RC35 Amphibie » qu’il perfectionne ( GC 42 ) et lui donne des capacités « tous usages »  ( GC 45 , 58 et 60 ) . Les sapeurs-pompiers sont, à cette époque, liés avec la société COMMEINHES qui les équipe en matériels de soins et de réanimation. Ils utilisent aussi les appareils pour les explorations dans la fumée, et de nombreux centres de secours en sont équipés. Les premiers « hommes grenouilles » vont utiliser l’appareil amphibie et en particulier le GC 45 avec masque facial ( équipements homologués par le Ministère de l’Intérieur-1958 et 1961) (JC Opresco)

 

http://www.blancpain-ocean-commitment.com/uploads/gallery/thumbnail/1953-hans-hass-and-the-underwater-adventure-9.jpg

Hans Hass biologiste et cinéaste autrichien

En 1939 avec Jörg Böhler et Alfred von Wurzian, il organise une expédition de huit mois aux îles de Curaçao et Bonaire (Antilles néerlandaises)

Tout en chassant pour se nourrir, il photographie et réalise son premier film sous-marin avec du matériel étanche construit par lui-même.

C'est un film en couleurs,

 

Les années 1940 -1950

 


le scaphandre autonome (après resaturation) qui a permis à Frédéric Dumas de battre l record de plongée autonome à 62 m de profondeur.


Naissance de la société Squale créée par Paul Dubois.

Création de la spirotechnique et des premiers CG45

Photo-montage Franck Machu dans Frédéric Dumas fils de Poséidon

Voyez le panneau des nombreuses créations de Frédéric Dumas : bouée monte en l’air, plomb de ceinture, sous-cutale, sanglage, arbalette,

Le monde du silence de jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas

Le trio des Mousquemers Cap vert, 1948 (F.Machu)